Quelques images de vêtements traditionnels sur www.ikonet.com.

En Afrique de l'Ouest, la noblesse des différents peuples portait déjà un type de vêtement plus ou moins semblable aux boubous actuels. Les différents motifs comportaient tous une signification précise qui variait selon les ethnies et les régions. Le reste de la population, en majorité les artisans et les agriculteurs, s'habillaient, le plus souvent, de vêtements semblables aux tuniques pour le haut du corps, et portaient le pagne, ou pantalon plus ou moins bouffant.
Les vêtements larges étaient privilégiés pour le climat tropical.
Vers le ve siècle, des commerçants arabo-berbères commencèrent à arriver en Afrique de l'Ouest. Ils amenèrent, avec eux, un vêtement plus proche du boubou actuel. C'est ainsi que démarra la fusion des styles africains et arabes, donnant naissance au boubou actuel.
En Afrique de l'Ouest et de l'Est, par le passé, seuls les peuples islamisés portaient le boubou, les autres ethnies ayant leurs propres vêtements traditionnels, dont les genres en étaient assez proches.
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Avec le développement de la mode, l'apparition de la machine à coudre, la haute couture, de nombreux stylistes et couturiers africains se sont spécialisés dans le style boubou, et ont donné à ce vêtement une notoriété dans le monde entier. De nombreux styles de boubous sont également apparus.
En Afrique, plus particulièrement en Afrique de l'Ouest, les tissus utilisés pour la confection des boubous, les Bazin et Wax, etc., sont d'origine européenne, surtout néerlandaises et britanniques. Ils furent apportés en Afrique, durant la colonisation européenne, à partir du xixe siècle. À l'origine, le coton était utilisé pour fabriquer les tissus. Le Bogolan, un tissu traditionnel africain d'origine Mandingue ou bien Mandé, en est un parfait exemple.
Le pagne est une pièce de tissu ou de matière végétale tressée généralement rectangulaire, avec laquelle une personne couvre son corps des hanches jusqu'aux cuisses.
Il est généralement composé d'une seule pièce, ou d'une pièce et d'une ceinture. Il peut être simple, coloré, imprimé, brodé ou décoré de diverses manières. Certains pagnes pouvaient être en tissu plissé pour leur partie inférieure, ou accompagnés de bijoux ou pièces d'étoffe décoratives.
Selon les époques, les cultures et les âges de la vie, le pagne est mixte ou tantôt porté par les hommes, par les femmes, dehors, ou à l’intérieur. C'est l'un des vêtements de tissu les plus simples que l'homme ait créé et porté. Il est encore couramment utilisé, notamment dans les régions chaudes. Quelques créateurs de mode et artistes s'en inspirent.
On peut parler aussi du pagne long, du pagne court, du pagne mortuaire, du pagne blanc de la mariée, le tapa, le paréo et le périzonium. Voir sur wikipedia.
Le Dashiki (dachiqui) est un vêtement coloré traditionnel largement répandu en Afrique occidentale.
Le kanga est un vêtement africain proche du kitenge, porté par les femmes et parfois par les hommes dans les pays d'Afrique de l'Est.
Un kanga consiste en une pièce rectangulaire de coton, mesurant environ 1, 5 mètre de long et 1 mètre de large. Sa décoration, faite de motifs aux couleurs vives, distingue souvent une partie centrale (mji en swahili) et une bordure (pindo) courant le long des quatre côtés et présentant des motifs différents. Sur un kanga figure parfois une phrase (jina), inscrite sur l'un des longs bords de la partie centrale, et qui prend souvent la forme d'un proverbe.
Un kitenge est un vêtement africain similaire au sarong asiatique. Les femmes le portent souvent autour de la taille ou de la poitrine, ou bien se le nouent sur la tête comme un bandana ou encore s'en servent comme écharpe porte-bébé. Comme le kanga, le kitenge est souvent confectionné dans des tissus aux couleurs vives, et la décoration inclut parfois une phrase écrite en lettres majuscules. Le kitenge est utilisé au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Soudan, en Namibie, en Zambie, au Malawi et dans d'autres pays encore.
En Inde:


En Inde du Nord, il est porté avec un kurta, la combinaison étant connue alors comme un « dhotî-kurta ». Le dhotî est associé par beaucoup d'occidentaux à la personne du Mahatma Gandhi, qui, à partir d'un certain âge, a choisi d'abandonner les vêtements occidentaux, la marque du colonialisme, pour ce vêtement traditionnel de l'Inde.
Le Longhi est une version colorée et imprimée du Dhoti. C'est une étoffe de coton drapée autour de la taille. Il est originaire du Tamil Nadu, en Inde du sud. Le longhi est un tissu cousu.


Pendant les mariages dans certains états et communautés de l'Inde, le lehanga, précieusement brodé et composé d'une longue jupe, d'un corsage serré (choli) laissant le ventre nu et d'un long châle ou "dupatta" qui peut se mettre de différentes façons, est portée par la mariée.
Le sari est un vêtement traditionnel porté par des millions de femmes indiennes dont l'origine remonterait vers 100 av. J.-C.. C'est une des rares habitudes vestimentaires à avoir été conservée par le temps. Le sari est une large bande de tissu d'environ 1 m 20 de large sur 5 à 6 m de long. Sa technique de drapé varie selon les régions, les castes, les activités, les religions, etc.
Le sari se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu. Il est fait d'une pièce, et il n'est habituellement porté que par les femmes mariées car c'est l'un des 6 signes du mariage en Inde.
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Le turban est un couvre-chef, d'origine asiatique, consistant d'une longue écharpe enroulée autour du sommet de la tête ou d'un chapeau. Le turban est de multiples formes, couleurs et tailles, la longueur de tissu excédant rarement cinq mètres.
Les Perses de l'antiquité portaient un chapeau conique parfois entouré de bandes de tissu, ce qui peut être considéré comme l'origine du turban moderne.
Si la mort vient à les surprendre lorsqu'ils sont seuls, ce turban, qui doit faire 2 fois leur taille et être plus large que les épaules, permet à celui qui les trouve de les enterrer selon le rite de l'islam, dans un linceul à même la terre.
Le turban en Inde, était d'abord utilisé par les indiens du désert pour mesurer la profondeur des puits.
Au nord du Mali les tamashèqs ou berbères portent le turban pour se protéger contre le soleil et les tempêtes de sable rès fréquents dans la zone. Il une autre catégorie de turban nommée "ALSHO" que seuls les notables étaient habilités à le porter.
Le kurta est une tunique mixte plus ou moins longues arrivant au dessous des genoux. Elle est très brodés selon les occasions à laquelle elle est conçu.
Le Salwar kameez ou shalwar qameez - est une robe traditionnelle portée tant par des femmes que par des hommes en Asie du Sud et Centrale. Shalwar ou salwar est un le pantalon desserré (libre) sembalble au pijama. Les jambes sont larges en haut et étroites à la cheville. Le kameez est une longue chemise ou une tunique. Les coutures du côté gauche sont ouvert au-dessous de la taille, donnent au porteur la liberté de mouvement.
Le maquillage et les bijoux:
En Chine:

Il s'agit d’une robe d’une seule pièce avec un col scindé (col Mao) qui descendait à l’origine jusqu'aux chevilles. Par la suite, les modèles de ville ont raccourci jusqu’en dessous du mollet. À partir de la fin du XXe siècle sont apparus dans les collections de prêt-à-porter pour les jeunes des modèles s'arrêtant au-dessus du genou. Les manches, longues au départ, ont très vite fait l’objet de diverses variations : courtes, absentes, ballon, etc. Le col, par contre, n’a pas changé. Les modèles les plus courants offrent une large fente aux niveau des cuisses, qui permet une plus grande liberté de mouvement, en dehors de son avantage esthétique. La robe est fermée en haut sur le devant, à l'aide de boutons chinois, et en général de nos jours par une fermeture à glissière sur le côté.
Symbole du capitalisme, la qipao a été interdite en Chine sous Mao Zedong, où les bleus de travail et les vestes molletonnées des classes paysannes et laborieuses étaient la tenue de rigueur. À Taïwan et Hong Kong, elle était devenue jusqu’à son retour récent dans les collections internationales l’apanage des femmes d’un certain âge ou des grandes occasions. Le matériau de choix pour une qipao est la soie, celle de Suzhou étant la plus réputée.

Autres:
![]() Pivoine rose pastel |
![]() Soie chinois |
Il existe trois styles dans l'art du tissu ancien : la broderie à points libres, la broderie au point de croix et la broderie avec pièces rapportées.
Au Japon:
Le kimono descend du kosode, un vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement.
Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d'une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d'autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse . Il est tenu en place par une large ceinture nouée dans le dos, appelée obi.
Un kimono neuf est particulièrement onéreux, son prix pouvant s’élever à plusieurs milliers d'euros, et le porter est particulièrement compliqué.
Les hommes peuvent porter en plus du kimono un pantalon-jupe (hakama) et une veste (haori, happi) ou encore nommée "tanzen" pour l'hiver.
L'éventail peut être utilisé par les hommes comme par les femmes. Les femmes disposent d'accessoires supplémentaires comme les peignes et les épingles à cheveux dont les plus raffinés sont en laque, écaille ou ivoire.
Pour connaître votre taille pour revêtir un kimono c'est très simple. Il vous suffit d'additionner 20 cm à votre taille. La longueur du vêtement est ajustée en repliant l'excès de tissu au niveau de la taille (obashiori). Le kimono se porte avec des "tabi" et des "zôri". Les "tabis" sont des chaussettes dont le gros orteil est séparé. et Les "zôri" sont des sandales en bois.
De nos jours il est possible de trouver des imitations de "zôri" en plastique. de Il est possible pour les hommes de chausser des "setta" (sandales en jonc avec une semelle de cuir.
Les Kimono sont des vêtements excessivement chers aussi qu'il est possible d'en louer pour les grandes occasions. Vêtir un kimono peut être compliqué, contrairement au Yukata, il est recommandé de se faire aider. Si personne autour de vous ne peut vous apporter l'aide nécessaire, vous pouvez au Japon demander aux barbiers et coiffeurs qui peuvent fournir ce type de service moyennant finance.
Il est entre autre aujourd'hui utilisé pour les cérémonies et autres événements importants de la vie, les couleurs et motifs variant suivant le sexe, les saisons et les circonstances. Il a cédé cependant sa place aux tenues occidentales (yôfuku) dans la vie quotidienne et au costume cravate de couleur sombre pour le "salaryman".
Il désigne la tenue utilisée pour l'entraînement aux budō (arts martiaux japonais), que l'on appelle aussi à tort kimono. En judo, on parle de judogi, au karaté on l'appelle karategi, et au taekwondo on le nomme dobok ou dans les arts martiaux vietnamiens vo phuc. Il est simplement appelé keikogi par les aïkidokas.
Le Sailor fuku est un terme japonais désignant l'uniforme de marin, parfois appelé « marinière », qui est l'un des uniformes , sans doute le plus emblématique, couramment porté par les collégiennes et lycéennes japonaises. Introduit en tant que tel par la Principale de l'Université Fukuoka Jo Gakuin, Académie pour femmes de Fukuoka), Elizabeth Lee, en 1921, il fut conçu sur le modèle de l'uniforme de l'époque de la Royal Navy, qu'elle porta elle-même lorsqu'elle fit ses études en Grande-Bretagne.
Tout comme l'uniforme masculin, le gakuran, le sailor fuku possède de nombreuses similarités avec de nombreux uniformes militaires de marins. Il est constitué d'une blouse possédant un col marin et une jupe plissée.
Il présente des variations saisonnières estivales et hivernales avec des ajustements de la longueur des manches et du choix du tissu. Le changement entre l'uniforme d'hiver et celui d'été se fait à une date fixe, le koromogae.
Chaussures, chaussettes et accessoires font parfois partie de l'uniforme. Les chaussettes sont le plus souvent bleu marine ou blanches, tandis que les chaussures sont typiquement des mocassins (ou plus précisément des penny loafers, qui possèdent un talon plus large) noirs ou marrons.
Bien que ne faisant pas partie de l'uniforme officiel, les loose socks vont souvent de pair avec les sailor fuku.
Cet uniforme est parfois considéré comme un symbole de conformisme par certains jeunes, qui le modifient pour montrer leur individualisme. Parmi les modifications possibles, rallonger ou raccourcir la jupe (par exemple, en en repliant le haut plusieurs fois à l'intérieur), enrouler ses manches, retirer le ruban, cacher le badge sous son col... Au cours des dernières décennies, les bōsōzoku et yanki1 (délinquants adolescents des deux sexes)2 ont souvent adopté des uniformes et sailor fuku aux couleurs très voyantes.
De nos jours, on constate un remplacement progressif de cette tenue par des ensembles blazer et chemise à manches longues, ou pull à col en V et chemise à manches longues, toujours avec une jupe plissée.
Certains prétendent qu'un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l'adversaire. Cette explication ne fait pas l'unanimité : en effet, les samouraïs portaient des jambières qui enserraient visibles. Par ailleurs, lorsqu'il n'était pas en armure mais se préparait à un combat, le samouraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu'il attachait les manches du kimono par une bande de tissus, le tasuki. C'était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie.
De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l'aïkido, le kendo,le iaido, le kenjutsu, l'aïkijutsu,l'aïkibudo, le jiu jitsu et le Nihon-Kempo.
Le hakama est également un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimonos, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures. Le hakama de cérémonie étant en soie, cela en fait un vêtement fragile, onéreux et d'un entretien difficile.
L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama. Ainsi, le hakama d'aïkido est toujours uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakama en coton. Dans d'autres disciplines, le port d'autres couleurs, en particulier le blanc est accepté (pour le iaido). La couleur grise est réservée au sensei. Dans le cadre des cérémonies shinto, le prêtre porte un hakama blanc, les assistants masculins des hakama verts clair, les assistantes féminines des hakama rouge-orangé (les habits traditionnels rouges sont symbole de virginité au Japon).
Les sept plis représentent les sept vertus que doit posséder le samouraï : jin (bienveillance, générosité), gi (honneur, justice), rei (courtoisie, étiquette), chi (sagesse, intelligence), shin (sincérité), chu (loyauté) et kō (piété).
Le rangement comme le pliage du hakama répond à tout un rituel et il peut varier selon les personnes et les écoles mais on retrouve en général l'ordre ci-après. (Voir sur fr.wikipedia.org)
Les lanières sont pliées en réalisant une tresse. Une fois le hakama plié, on déploie les lanières de chaque côté.
Les warajis sont des sandales japonaises faites de corde de paille de riz. Elles sont composées d'une semelle et de lanières de corde, les lanières servant au laçage qui se fait autour de la cheville.
Dans le Japon ancien, les waraji étaient les chaussures du peuple. Solidement arrimées au pied, séchant vite, elles permettaient de marcher dans les rizières. Du fait de leur faible coût et de leur solidité, elles étaient également appréciées par les moines bouddhistes ainsi que par les samouraïs qui avaient à parcourir de longues distances à pied. Il existait également des modèles destinés aux chevaux.
Aujourd'hui, elles ne sont plus guère portées que par les moines.
Les getas sont les chaussures traditionnelles du Japon. Bien que plus rares aujourd'hui, elles sont encore portées avec des vêtements comme les 'yukatas' ('kimono' léger d'été), mais aussi avec des vêtements occidentaux et surtout lors des festivals.
Les Getas possèdent énormément de formes et donc d'appellations dérivées. Elles sont composées du corps ('dai'), d'une lanière ('hanao') et peuvent ou non avoir des dents ('ha') qui varient en nombre et en hauteur. Les plus connues sont celles en bois possédant 2 "ha". Leur bruit sur le sol est très caractéristique. Ces chaussures se portent pieds nus ou avec des 'tabi' (chaussette japonaise). Il faut également savoir que les getas sont très bonnes pour le dos et la posture et que la manière de les porter 'à la japonaise' demande que le talon dépasse légèrement.
Au Viêt Nam:
L'áo dài est composé de deux pièces : une robe et un pantalon de soie blanc. La robe peut être unie et répondre à un certain code de couleur, pour les uniformes (blanche pour les étudiantes, bordeaux pour les hôtesses de la Vietnam Airlines, etc.), ou être multicolore et posséder de nombreux motifs, faites en différents tissus dans les autres cas.
Les éléments qui restent quasi-inamovibles et qui constituent la base du costume sont :
* Le pantalon taille haute, ample, souvent blanc, maintenu par une ceinture élastique cousue dans le haut du pantalon ;
* La tunique:
o La partie supérieure, cousue au plus proche du corps est composée d'un col mao et de manches longues. La fermeture se fait, discrètement sur le côté, par de petits boutons-pression ;
o La partie inférieure, fendue sur les côtés jusqu'au dessus du bassin, est faite de deux pans descendants jusqu'au dessus des chevilles.
L'áo dài couvre tout le corps à l'exception de la tête, des mains et des pieds. Cependant, la fente de la tunique remonte, en général, quelques 2 ou 3 centimètres plus haut que le pantalon, laissant ainsi un petit triangle découvert de chaque côté du bassin.
Aux Etats-Unis:
Aux États-Unis, le bolo fut surtout populaire dans les années 1950. De nos jours, il y est surtout porté dans les États de l'Ouest du pays.
Au Mexique:
Le Sombrero, en France, désigne généralement un type de chapeau originaire du Mexique, ce qui n'est pas le cas dans les pays hispanophones.
Les sombreros sont généralement assez haut au niveau de la tête et possèdent un bord très large, permettant à ses utilisateurs de se protéger du soleil.
Le nom dérive de l'espagnol sombra qui signifie ombre ou obscurité.
Le mot sombrero utilisé en français est un emprunt lexical à l'espagnol, où le terme y est utilisé pour désigner tous les chapeaux avec un bord.
Au Mexique on doit préciser sombrero charro, puisque le mot sombrero est le terme générique pour dire chapeau, ou en Espagne par exemple sombrero cordobés, on fera de même dans d'autre pays hispanophones.
Sa forme spécialement grande s'explique par le climat du pays. Il est censé protéger des rayons du soleil, des branches, non seulement la tête mais aussi le cou, et les épaules, mais aussi de la pluie ou du froid.
Le concept de ce chapeau remonte à la plus haute antiquité, il était déjà connu des cavaliers mongoles.
En Espagne:
L'habit des lumières est le costume traditionnels des toreros.
L'habit du matador et des peones:
une veste : la chaquetilla ;
un gilet : le chaleco ;
une culotte : la taleguilla, resserrée au-dessus du genoux à l’aide de cordons tressés, les machos, eux-mêmes agrémentés de glands, les caireles ;
une chemise blanche à jabot : la camisa ;
une cravate en soie de couleur vive : la pañoleta ;
une large ceinture : la faja, également en soie et en principe de la même couleur que la pañoleta ;
deux paires de bas superposées : les medias, la première en coton blanc, la seconde en soie de couleur rose.
Des chaussures légères, les zapatillas, complètent la tenue. Enfin, le matador se coiffe d'une toque en astrakan, la montera et fixe dans ses cheveux, épinglé au castañeta, un petit chignon postiche, la coleta.
Le costume pèse environ dix kilos ; il est tout, sauf fonctionnel.
Le temps du paseo, l’habit de lumières est complété par un capote d'apparat : le capote de paseo. Après le paseo, les toreros le posent (ou le font poser) sur le faîte du mur séparant la contrepiste du premier rang de gradins, où le mozo de espadas viendra le récupérer en fin de corrida.
Sur l'habit de lumières du matador, les broderies sont habituellement dorées, parfois noires ; sur celui des peones, elles sont argentées, noires ou blanches.
L’habit du picador:
Il se compose d'une chaquetilla similaire à celle du matador et comme elle, brodée d'or ou de noir (bien que, parfois, elle soit brodée d’argent ou de blanc), et d'une culotte de peau tannée de couleur jaune, s’arrêtant à mi-mollet.
La jambe droite, celle de la venue du taureau, est protégée par une sorte de « cuissarde » métallique articulée au niveau du genou, la mona ou gregoriana, dissimulée sous la culotte, des guêtres en cuir et des bottes « blindées ». Il porte un chapeau originairement en feutre de castor, d’où son nom : castoreño.
L’habit goyesque:
Le déroulement de la corrida goyesque est en tous points identique à celui de la « corrida normale ». L'une des corridas goyesques les plus courues est celle de Ronda à la fin du mois de septembre ; depuis quelques années, Arles organise également une goyesque lors de sa Feria du Riz.
L'origine du costume de flamenca se trouve dans la modeste "bata de faena" ou robe de travail que la paysanne andalouse porte.
Le tissu utilisé était la percale et se terminait avec un ou plusieurs volants au bas de la robe, la robe est coupée de telle manière à lui conférer de l'ampleur.
Les compléments les plus utilisés sont de modestes bijoux ou rudimentaires boucles d'oreilles en bois, ainsi que des bracelets peints de couleurs vives.
La fleur dans les cheveux et la peineta sont indispensables.
Cette manière de s'habiller s'inspire des ornements féminins traditionnels de la femme sévillane durant le XVIème siècle. Uniquement plus tard (XVIIIème siècle) on incorpore des accessoires d'influence française (la mantille en dentelle, le peigne...).
(Source www.opusmang.com)
Sur mezieres.olx.ch |
Le tartan est une étoffe de laine à carreaux de couleurs, typique des peuples celtes. Il s'agit d'un motif de lignes horizontales et verticales entrecroisées, de multiples couleurs. Les tartans étaient à l'origine utilisés réservés aux tissus, mais sont maintenant utilisés sur de nombreux autres matériaux. Les kilts écossais sont ainsi quasiment toujours réalisés dans un tissu à motif de tartan.
Un tartan est constitué de bandes alternées de fils teints dans la masse, aussi bien pour la trame que pour la chaîne. La trame est tissée en sergé simple, la chaîne passant deux fils dessus et deux dessous, en progressant d'un fil à chaque passage. Ceci forme des hachures diagonales aux sites d'entrecroisement et crée de nouvelles couleurs à partir du mélange des deux teintes d'origine. Les schémas résultants se répètent horizontalement et verticalement en un motif original appelé set.
Le motif est constitué de bandes alternées de fils de laine colorés tissés à angle. Les blocs de couleur qui en résultent se répètent verticalement et horizontalement, formant un motif de carrés et de lignes distinctif, le sett. Les kilts sont presque toujours décorés de tartans
Le costume traditionnel masculin comprend un kilt (ou, s'il s'agit d'un pantalon en tartan, de trews). Le sporran, porté à la ceinture, est une sacoche de petite taille qui supplée à l'absence de poches dans le kilt. Les chaussures traditionnelles sont les ghillies, des chaussures de cuir souple et épais, lacées au-dessus de la cheville. Le sgian dubh est un petit poignard, à l'origine fabriqué à partir de la pointe d'une épée brisée, qui est porté dans la chaussette droite. Lors d'occasions formelles, une courte veste noire, sur le modèle du spencer, est portée, sur une chemise blanche et un gilet noir.
Traditionnellement, les femmes ne portent pas le kilt, mais de longues jupes de tartan s'arrêtant à la cheville. Dans le cas de port d'une robe, une écharpe de tartan, le sash, est portée sur l'épaule, fixée par une broche reprenant le symbole du clan, ou crest.
Les femmes portent parfois des variations du tartan de leur clan appelées Dress Tartan ; des fils blancs sont inclus dans la trame de manière à obtenir un fond clair.
Le « costume d'Aboyne » (Aboyne dress en anglais) est le nom donné au costume porté par les participantes aux concours de danse des jeux des Highlands, où il fut imposé par les juges dans les années 1950. Il tire son nom de la ville d'Aboyne.
Il existe deux types d'Aboyne dress. Le premier associe une jupe plissée en tartan (et non un kilt) avec un chemisier blanc surmonté d'un corselet de velours brodé et un plaid jeté sur l'épaule. Un tablier et un jupon sont parfois ajoutés. Le second consiste en une robe blanche portée sur un jupon, avec une ceinture de tissu en tartan.
Les ghillies ou soft shoes sont des chaussons utilisés en danse irlandaise et écossaise.
En Irlande, les ghillies ne sont portées que par les femmes, les hommes portant des chaussons proches des chaussons de jazz (reel shoes).
Les ghillies ressemblent un peu aux chaussons de danse classique. Elles sont en cuir très souple, noires. Le dessus est lacé des orteils à la cheville, laissant largement apparaître les chaussettes (ou les bas).
En France:
Le béret (du gascon berret) est un couvre-chef, une coiffure souple en feutre (laine tricotée, puis feutrée), sans visière ni bord, circulaire et plate, garnie d'une couronne intérieure en cuir.
En Polynésie:
Il est peint à la main dans certains pays, comme en Polynésie française, et les motifs sont fleuris et de couleurs vives. Un paréo de Tahiti est généralement un tissu d'une pièce de deux mètres carrés. Il existe diverses méthodes de fabrication manuelles :
Diverses parties du tissu sont trempées dans des bains de teintures, pour créer des dégradés et des zones de couleurs différentes. Le pareo est ensuite étendu à plat au soleil. Des feuilles de fougères et des fleurs ou des modèles (patrons) sont déposés à sa surface, et modifient la couleur du tissu durant le séchage au soleil, imprégnant le pareo de motifs.
Une autre méthode consiste à étendre la pièce de tissu, puis de dessiner les contours du motif à l'aide d'une ligne de cire. Les différentes couleurs sont ensuite appliquées à l'aide d'une éponge imbibée de teintures. Il est mis à sécher au soleil, puis lavé plusieurs fois pour retirer la cire et fixer les couleurs.
Ils peuvent également être brodés.
Aux Antilles:

Le phénomène de métissage apparaît surtout à travers les robes. La robe appelée « chemise à 3 trous » fut imposée aux femmes esclaves par les épouses des colons blancs, avec le souci de cacher entièrement leur corps et masquer ainsi une sensualité quelque peu provocatrice.En effet, les esclaves arrivenr nus aux Antilles et sont ensuite habillés.
Pour les travaux des champs, ils portentsimplement un pagne ou une jupe.le Code noir indique les différents tissus que les femmes noiresn'ont pas le droit de porter( dentelles, soie...), il prescrit aux maîtres de donner deux tenues par an à chacun et autorise les esclaves à en confectionner eux-mêmes avec l'argent de la vente des produits de leurs jardins. L'autre robe dont étaient vêtues les esclaves noires était la « rob di chan'm ».Cette ample robe de coton, aux manches longues ,destinée à cacher complètement le corps, n'était rien d'autre que la copie de la robe de chambre de la maîtresse. les femmes créoles adaptent les tenues européennes aux colonies, elles abandonnent donc le corset. La "gaule" était une robe d'intérieur très simple à manches longues ou mi-longues, en coton ou à carreaux. Elle était portée par toutes les femmes, mulâtresses, femmes libres, seul le tissu différait selon le milieu social.
Les jeunes filles portaient une robe « ticollet », au col terminé par un plissé, jusqu'à ce qu'elles se marient.
Devenues femmes, elles adoptaient la « grand'robe », appelée en Guadeloupe « robe à corps ».Cette robe emblématique est encore portée de nos jours lors des cérémonies. Jusqu'au 19eme siècle, le vêtement de rigueur est l'ensemble jupe/chemise/casaquin et bamboche, taillés dans différents tissus :mouchoirs de cholet ou madras. En arrivant en Guadeloupe, les Indiennes abandonnent le port du jupon sous leur sari, tandis que les Créoles nouent leurs jupons à la manière indienne et adoptent le calendrage, une technique qui vise à rehausser l'éclat du madras en peignant des bandes jaunes dessus.
La coiffe a toujours été l‘accessoire indispensable du costume créole. Elle reflétait soit la situation sociale, soit les circonstances de la vie. La coiffe traditionnelle de madras est née d'une frustration.
En effet des lois interdisaient aux affranchies de porter des chapeaux, ceux- ci étant réservés aux femmes blanches. A une époque où se couvrir la tête était une marque de bienséance, les femmes créoles n'avaient pas le choix, elles devaient porter le foulard ce qu'elle ressentaient comme une humiliation. C'est ainsi qu'elles inventèrent la coiffe de madras qui allait devenir la coiffe
traditionnelle.
C'est un carré de tissu à carreaux, aux couleurs vives, drapé autour de la tête. Il faut différencier la "têt atachée" de la "tête serrée"( calendée ou casserole, ces dernières ne se défont pas, elles sont portées comme un chapeau. Autrefois la façon de nouer la « têt » en faisant apparaître différentes pointes ou noeuds était chargée de significations galantes. Ce langage de la coiffe a perduré jusqu'à nos jours , selon le nombre de pointes on sait si la femme qui la porte est mariée, célibataire , amoureuse, ou si elle veut être provocante.


fleurs, est également très caractéristique. Le costume créole est mis en valeur par les différents colliers : chaînes de forçat, faites de mailles ovales, creuses et emboîtées, grain d'or, colliers
choux...
Au 19eme siècle, le port des bijoux se codifie selon les circonstances et les personnes. Cerrains maîtres envoient leurs esclaves se former en France, ils deviennent ainsi maîtres-orfèvres et peuvent racheter leur liberté.
Très belle synthèse des costumes traditionnels de plusieurs pays!
RépondreSupprimerMerci!
:) Merci!
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