4 févr. 2012

"Les vêtements antiques?"

Dans l'Antiquité, la mode et les types de vêtements que chaque peuple utilisait, reflétaient fortement les technologies que ces mêmes peuples maîtrisaient. L'archéologie porte un grand intérêt vis-à-vis de cet aspect de la vie car les fibres de tissu et les cuirs se conservent bien à travers le temps.
(Source wikipedia ).

En Egypte:

egypte ancienne egypte  antique egypte des pharaons
Sur www.egypte-antique

Certains vêtements, parmi les costumes dans l’Égypte antique, sont communs aux deux sexes tels la tunique et la robe. Les hommes portent un pagne, le chendjit, écharpe enroulée autour des reins et retenue à la taille par une ceinture, puis vers -1425/-1405, la tunique légère ou chemisette à manches ainsi que le jupon plissé.






Le costume féminin reste permanent et inchangé durant plusieurs millénaires, modifié seulement dans quelques détails. Costume drapé, la variété d’enroulement est très grande, donnant l’impression de constituer parfois différents vêtements.

Il s’agit en fait d’un haïk, d'une mousseline souvent très fine. La robe était assez étroite, collante, une sorte de sarrau de toile unie blanche ou écru chez les femmes de basse condition, fourreau commençant sous la poitrine dans les classes supérieures, et maintenu par des bretelles nouées sur les épaules, parfois assez larges pour couvrir les seins, teintes et peintes, décorées de motif divers, imitant par exemple un plumage telles les ailes d’Isis.
Le costume royal est particulier et bien documenté, de même que les coiffes et couronnes des pharaons.
La pardalide, en peau de léopard, est l’attribut traditionnel du costume sacerdotal des prêtres.

Dans l’ancienne Égypte, le lin est le textile en usage quasi exclusif. La laine est connue, mais considérée impure, les fibres animales faisant l’objet d’un tabou ne sont que peu employées pour les manteaux et interdits dans les temples et les sanctuaires. Seules les personnes de condition aisée sont vêtues.
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Paysans, ouvriers et gens de condition modeste ne portent jamais autre chose que le pagne, le chendjit par ailleurs porté par les hommes de toutes conditions.
Les chaussures sont les mêmes pour les deux sexes, sandales de cuir tressé, ou, particulièrement pour la classe sacerdotale, de papyrus.

Le couvre-chef le plus porté est le klaft, carré d'étoffe à rayures porté par les hommes.

Les perruques, communes aux deux sexes, sont les parures de tête des classes aisées. Faites de véritables cheveux et de crins, elles comportent d’autres éléments ornementaux incorporés. Les femmes égyptiennes sont parfois représentée avec un cône de graisse parfumée sur la perruque. Contrairement à l’idée reçue, les Égyptiennes ne portaient pas de tels cônes et ces représentations ne sont en fait qu’une symbolique signifiant que la femme était parfumée.
Les têtes sont rasées, hormis la mèche de l'enfance que gardaient les enfants jusqu'à leur puberté ; les Égyptiens sont les seuls parmi les peuples de l’Antiquité à pratiquer systématiquement l’épilation. Pour eux, cela représente l’humanité par opposition à l’animalité symbolisée par les poils.

Les bijoux sont pesants et assez volumineux, ce qui dénoterait une influence asiatique. Ils sont en simple verroterie dans les classes populaires. Les bracelets sont également lourds. Les pierres les plus employées sont, outre le lapis-lazuli, la cornaline et la turquoise.
Princesse Néfert, exemple de perruque nattée
Une création particulière à l'Égypte ancienne est le gorgerin, assemblage de disques de métal porté à même la peau sur le torse ou sur une chemisette, et noué par derrière.

La pratique de l’embaumement permet de développer très tôt les produits cosmétiques et la parfumerie. Les parfums de l'Égypte, huiles parfumées, sont les plus nombreux, les plus coûteux et les plus recherchés dans l’Antiquité qui en fait grand usage. Les Égyptiens sont le peuple antique qui pratique le plus l’art du maquillage, aucun autre peuple n’aimant tant se farder. Les ongles et les mains sont également peints au henné. Seules les personnes de basse condition portent des tatouages.
Le khôl servant à souligner les yeux de noir est obtenu à partir de la galène. Le fard à paupières est fait de malachite broyée, le rouge qu’on met aux lèvres de l’ocre, produits mélangés à une graisse animale afin de les rendre compacts et de les conserver.

A Rome:

Les vêtements sous la Rome antique sont notamment la fibule, la toge, la stola, les braies.

Quelques définitions:

La fibule (du latin fibula signifiant attache):
 est une agrafe, généralement en métal, qui sert à fixer les extrémités d'un vêtement. Elle est généralement considérée comme l'ancêtre de l'épingle de sûreté. Les premières fibules apparaissent au Bronze final.

Fichier:Fibule polylobée 2.jpgFichier:Fíbula aquiliforme (M.A.N. Madrid) 01.jpg


Fichier:MMA etruscan bronze 36.jpgFichier:Fíbula de omega.jpg



La toge:

Fichier:Toga Illustration.png
La toge (du latin toga) est le vêtement des citoyens de la Rome antique, de mode étrusque, descendant de l'himation grecque ; elle s'est diffusée à l'aristocratie du monde latinisé, jusqu'en Égypte. C'est avant tout un costume d'apparat qui nécessite l'aide d'esclaves pour être drapée, tant l'ajustement est compliqué et malaisé. La différence essentielle entre l'himation grec et la toge romaine consiste dans la forme donnée à la pièce de drap qui la constitue : celle-ci est taillée en demi-cercle, tandis que l'himation est taillé en carré. Le diamètre de la toge est d'environ 6,50 m sur 2,50 m. Les historiens des mentalités pensent que la toge, n'étant maintenue que par des plis, devait obliger celui qui la portait à adopter une certaine tenue et une certaine marche, étant donné qu'au moindre mouvement brusque ou désordonné on risquait de la perdre.


Types de toge:

La toge est un vêtement essentiellement masculin, les petites filles la portaient, mais il était mal vu pour une adolescente ou une femme adulte de porter une toge, car elle était associée à la prostitution.

La toge des magistrats et des enfants: est bordée d'une bande en pourpre de Tyr, tissée sur le bord rectiligne. Les adolescents quittent la toge prétexte après seize ans, au profit de la toge virile.

Toge virile:
Toge blanche, objet d'un rite de passage pour les adolescents romains : offrande à Juventas, lors des fêtes religieuses Liberalia au Printemps. « Revêtir la toge virile » est une expression allusive fréquemment rencontrée dans les versions latines.

Pallium:
Palla sur www.mediterranee-antique.info 
Sous l'empire, la toge blanche est abandonnée à compter du ier siècle pour ne plus servir que comme vêtement cérémoniel de magistrature au Sénat, ou sombre, comme vêtement de deuil. Le pallium est le manteau drapé, plus léger, qui la remplace ; maintenu par une fibule à l'épaule droite, il ressemble à une cape enveloppante. Issu de l'himation grec, c'est un vêtement rectangulaire qui se portait  parfois à même la peau, sur une tunique ou sur un chitôn, aussi bien pour les hommes que pour les femmes (alors sur le chitôn, ou la stola).

La tunique:

La tunique (tunica) est le chiton grec ; elle descend au niveau du genou pour les hommes, et sur les chevilles pour les femmes. On distingue la tunique laticlave portée par les sénateurs et qui avait deux bandes de pourpre larges, une de chaque épaule au bas des pieds, et l'angusticlave, tunique des chevaliers, ne comportant que des bandes de pourpres étroites.

La tunique féminine s'ornait du patagium, bande décorée placée devant, du cou au bas de la tunique.
Les femmes ne portent pas la toge, sauf si elles ont été convaincues d'adultère ou si ce sont des prostituées. Pour une femme, la toge est donc une marque d'infamie. En revanche, ses vêtements traditionnels peuvent être :

le strophium, bande servant de soutien-gorge ;
la stola : tunique longue resserrée à la taille ;
la palla : grand châle rectangulaire servant de manteau, drapé sur la stola. La palla pouvait être ramenée sur la tête en guise de voile.

Braies sur www.guerriers-avalon.org
Slola
Les Romains ont utilisé plusieurs types de fibres différents pour leur lits qui n'etait pas assez doux. La laine était probablement la plus utilisée, car elle était facilement disponible et relativement facile à préparer. Le lin et le chanvre étaient également utilisés pour créer les tissus, même si leur préparation est plus compliquée que celle de la laine. Il y a des preuves qu'ils utilisaient le coton1, mais plus rarement. La soie et le coton étaient importés de Chine et d'Inde, respectivement.La soie était rare et chère et réservée aux plus riches et portée par les femmes.

Les braies: (généralement au pluriel)
sont un vêtement en forme de pantalon qui était porté par plusieurs peuples de l'Antiquité, en particulier les gaulois, ainsi qu'au Moyen Âge. « Vêtement en forme de culotte ou de caleçon, ajusté ou flottant, porté par plusieurs peuples de l'Antiquité et encore en usage dans les campagnes au Moyen Âge ».

Les Romains devaient tourner leurs fibres avec une épée manuelle. Ils utilisaient au minimum de l'alun de fer comme fixateur et on sait qu'ils utilisaient le Murex brandaris comme teinture rouge, couleur de l'empereur. Une teinture plus courante était l'indigo qui permettait d'obtenir des teintes du jaune au bleu. La garance, encore meilleur marché, permettait d'obtenir du rouge. Selon Pline l'Ancien une couleur noirâtre était préférée à une couleur rougeâtre. Le jaune, obtenu à partir de safran, était cher et était réservé aux vêtements de mariée et aux vestales. Le nombre des couleurs était donc inférieur à aujourd'hui.

Les Romains savaient obtenir du cuir souple, et du cuir dur (en le faisant bouillir) pour créer des armures. Ils savaient teindre leurs cuirs. Leurs outils ressemblaient à ceux du Moyen Âge. Ils connaissaient donc le tannage minéral.
Le cuir était également utilisé pour faire des chaussures de deux types ; les sandales et les bottes.
Les Romains employaient rarement des peaux de chèvres, de porcs ou de moutons ou d'animaux sauvages comme les cerfs. Ils préféraient utiliser le cuir des animaux les plus courants : les bovins. Le cuir plus épais et plus vigoureux était le même utilisé pour faire des semelles.

"Les codes vestimentaires étaient complexes et devaient refléter la classe sociale, le sexe et le langage de chacun."
Le nombre de vêtements portés à Rome étaient semblables à ceux portés en Grèce à la même époque à l'exception de la toge proprement romaine. Jusqu'au ve siècle av. J.‑C. la toge est uni-sexe et sans distinction de rang, à partir de cette époque il était mal vu pour une femme de porter une toge car elle était associée à la prostitution (uniquement pour les femmes). Seule la qualité de la matière distinguait les toges des riches de celle des pauvres. Les classes supérieures revêtaient des toges de la laine la plus fine dans sa couleur naturelle, alors que celles des classes inférieures étaient en tissus grossiers ou faites d'un feutre mince.
Par dessus la stola, venait la palla, une pièce de tissus oblongue que l'on pouvait porter en manteau seul ou en manteau avec capuchon, ou encore avec l'extrémité passée sur l'épaule et l'autre drapée sur le bras opposé.

La mode féminine.

Comme en Grèce, le vêtement féminin diffère peu du vêtement masculin.
Le vêtement de dessous est la tunique, la stola d'une grande simplicité, plus ou moins identique à son équivalent grec. Elle est composée de deux pièces de laine cousues ou réunies sur un des longs côtés par des fibules, ménageant des passages pour la tête et pour les bras. Elle est resserrée à la taille par une ceinture qui la fait blouser. Cette tunique est assez longue et peut descendre jusqu'aux talons (tunica talaris). Sur la tunique la femme porte une stola parfois bordée de pourpre et brodée dans le bas. Cette stola est drapée autour des épaules, ramenée un peu au-dessus de la taille et un pan est porté sur l'avant-bras gauche.
Quand elle sort, la femme drape sur la stola une palla, sorte de très grand châle couvrant les épaules et descendant jusqu'à la taille. En public, ou pour se protéger du soleil, elle peut ramener sur sa tête un pan de la palla.
Les vêtements publics sont souvent en cotonnades, importées des Indes. Vers la fin de la République les vêtements de soie, se prêtant facilement à toutes les teintures, furent plus courants.
Les Romaines portaient des sous-vêtements, simple rectangle cousu en tube et épinglé sur les épaules comme un chiton. En guise de soutien-gorge, elles portaient sur la tunique (et non pas directement sur la peau) une écharpe roulée en un cordon long et partout de même épaisseur, serrée sous la poitrine, appelée strophium.

La mode masculine.

Le vêtement de base est, pour les hommes aussi, la tunique ; elle a la même coupe que celle des femmes mais elle est un peu moins large et plus courte (elle s'arrête aux mollets). À la maison, à la campagne, l'homme ne porte que la tunique sur un subligaculum (sorte de pagne).
Il y a deux tuniques spéciales:
Le laticlave (tunica lato clauo) portant deux bandes pourpres verticales, larges pour les sénateurs, étroites pour les chevaliers (angustus clauus).
La tunique brodée (palmata) portée exceptionnellement (pour les triomphes, par exemple).
Les gens humbles, comme les esclaves, sortent en tunique, c'est souvent un vêtement de travail.
Selon la saison, on peut porter deux tuniques (ou plus) superposées.
Quand il sort, le Romain porte la toge (du verbe tegere = couvrir). Ce vêtement vient des Étrusques et symbolise la dignité du citoyen. C'est une pièce en laine, d'abord rectangulaire, puis semi-circulaire (allant parfois jusqu'à six mètres de diamètre). La draper avec élégance représente une opération longue et délicate. Elle est de couleur blanche mais jaune pour les augures.

Les vêtements d'apparat.

Le candidat à une élection porte une toge blanchie à la craie (candida). Sous l'empire apparait la mode des toges de couleurs.
Les différentes sortes de toges sont les suivantes :
La toge prétexte (toga praetexta ), toge bordée de bande de pourpre portée par les enfants jusqu'à l'âge de seize ans et les magistrats lors des cérémonies officielles.
La toge picte (toga picta ou toga palmata) toge pourpre bordée d'or portées par les Généraux lors de leurs triomphes et par l'Empereur.
La laena est une robe d'apparat de la Religion romaine portée par le Roi et les flamines lors des sacrifices.
La trabée (trabea) est une toge d'apparat. Entièrement pourpre elle est portée par les statues des Dieux et des Empereurs. Safran, elle est portée par les Augures, blanche à bande pourpre, elle est portée par les consuls lors des fêtes publiques et par les chevaliers lors des transvectio. Dépliée, elle mesure 5 mètres de long.

Les sandales.

Une sandale romaine typique (calceus ou calceolus pour les femmes) se compose d’une semelle de cuir et d'un long lacet qui s'enroule vers le haut de la jambe du porteur. Une chaussure romaine typique laisse toujours une partie du pied exposée. À partir de ces deux catégories, on a trouvé de très nombreux modèles. La plupart des modèles spécifiques de chaussures romaines proviennent de la Grèce. On suppose que les chaussures de femmes se reconnaissent par la finesse et la légèreté de leur cuir. Les Romains ont inventé les chaussettes pour leurs soldats, qui devaient combattre au nord.
La crocota est un vêtement féminin couleur safran portée par les prêtresses de Cybèle.

Les bijoux.

Les Romaines en ont toujours porté imitant en cela les femmes étrusques, elles aiment les pierres précieuses et surtout les perles et exigent des bijoux de plus en plus précieux : diadèmes, boucles d'oreilles, colliers, pendentifs, bracelets (aux bras et aux jambes).

Les fards.

Ils furent d'abord réservés aux femmes de petite vertu mais, très vite, toutes les femmes romaines les utilisèrent : fards pour les joues, les cils, le tour des yeux. Tous ces fards sont contenus dans des petits flacons appelés "pyxides".

Autres:

Fichier:Caligae from side.jpg
Les caligas sont les sandales lacées, faites de lanières de cuir, portées par les Romains. Elles remontent sur la cheville et sont généralement ouvertes au bout laissant les orteils à l'air. Celles des soldats étaient cloutées et comportaient plusieurs semelles.
Certaines étaient constituée dans une seule et même pièce de cuir découpée.
Elles sont parfaitement connues, puisque représentées sur de nombreuses statues.
De plus, les découvertes archéologiques en ont livré nombre d'exemplaires, parfois en excellent état de conservation.
Le nom de l'empereur Caligula est un sobriquet militaire, diminutif de caliga, qui signifie donc "sandalette".

La chlamyde est une draperie portée exclusivement par les hommes et originaire de la Grèce antique et plus précisément de Thessalie.
Il s'agit d'un manteau d'une seule pièce de tissu carrée ou rectangulaire et sans coutures. Cette pièce de tissu mesure généralement environ 2 mètres de longueur sur 1 mètre de large (pour aller jusqu'au genou). La longueur pouvait être supérieure à 2 mètres pour permettre à la chlamyde de descendre jusqu'à terre. Elle peut se porter seule à même le corps ou sur un chiton. Elle se différencie de l'himation (sans attache) car elle comporte une attache sur l'épaule droite ce qui laisse le bras dégagé.
La chlamyde était munie des deux côtés de pointes en forme de triangle. Le carré ou le rectangle était placé dans le dos et on ramenait les pointes en avant en les fixant sous le cou par une agrafe. Selon la fantaisie ou l’élégance les deux pointes étaient symétriques ou déplacées de côté.
Ce vêtement était principalement utilisé par les cavaliers, les voyageurs et les jeunes gens. Ces derniers le portaient d'ailleurs durant toute leur éphébie. À partir d'Alexandre le Grand, la chlamyde pourpre sert de manteau royal.
La véritable chlamyde thessalienne est extrêmement petite car lorsque les cavaliers la portaient, elle flottait au vent.
Son usage se transmet aux royaumes hellénistiques puis à l'Empire romain et à son successeur byzantin et jusqu'à la royauté franque (Clovis).

Fichier:AurigaDelfi.jpg
Le chiton est un vêtement de la Grèce antique. Tunique de lin au plissé fin, cousue sur les côtés, ceinturée à la taille, courte et sans manche pour les hommes, longue et avec manches pour les femmes, portée par les hommes comme par les femmes.
D'abord confectionné en laine dans les périodes les plus anciennes, il est ensuite fabriqué en lin et gagne alors en ampleur pour se porter avec une ceinture à la taille.
Chez les hommes, il peut couvrir la jambe jusqu'à mi-cuisse ou descendre jusqu'au pied. Il peut être orné de dessins géométriques pour les jours de fête. Il se peut se porter avec un pallium (sorte de manteau). Dans l'armée, le chiton est porté sous l'armure et est d'une couleur vive généralement bleu ou rouge.
Chez les femmes, il se porte long. On parle parfois de chiton ionique. Avec l'apparition du lin, il remplace progressivement le péplos qui n'est pas un vêtement cousu mais drapé, dont il se différencie car il ne retombe pas en plis sur la poitrine et se porte bouffant à la taille grâce à une ceinture.

L'himation est un vêtement de la Grèce antique.
Il est ample et enveloppant comme une sorte de châle. Il se porte à même le corps ou sur un chitôn. Il se drape ou s'enroule sur une épaule et ne comporte pas d'attache à la différence de la chlamyde.
L'himation était à la fin de la République le manteau habituel des Romains, car il était plus pratique que la lourde et encombrante toge ; les Romains lui ont donné le nom de pallium.

Le péplos est la tunique féminine de style dorien de la Grèce antique.
C'est une pièce rectangulaire à gros plis pliée en deux et cousue afin de former une sorte de tube cylindrique dont le haut forme un rabat sur la poitrine (parfois aussi sur les épaules). Les deux moitiés du tissu sont attachées par une agrafe sur chaque épaule. Le péplos est maintenu à la taille par une ceinture.
Il est en tissu lourd (laine en général). Il s'enfile par les pieds en glissant sous les aisselles et est toujours plus long que la taille de celle qui le porte. Il se porte parfois avec une petite cape dans la même étoffe.
Chaque année, lors de la fête des Panathénées, on offrait à Athéna un péplos brodé.
Il disparaît progressivement avec l'apparition du lin qui permet des vêtements plus amples et plus souples pour être remplacé par le chitôn qui est un vêtement cousu.

"Quelques images de vêtements antiques et historiques prélevées sur le site www.ikonet.com:  le dictionnaire visuel."









2 févr. 2012

"Les vêtements traditionnels"

Quelques images de vêtements traditionnels sur www.ikonet.com.

En Afrique:

Costumes traditionnels et folkloriques - Le Boubou - Le boubou, ou bubu, est un vêtement africain qui est aussi bien porté par les hommes que par les femmes. Les modèles varient suivant les régions et les usages.

En Afrique de l'Ouest, la noblesse des différents peuples portait déjà un type de vêtement plus ou moins semblable aux boubous actuels. Les différents motifs comportaient tous une signification précise qui variait selon les ethnies et les régions. Le reste de la population, en majorité les artisans et les agriculteurs, s'habillaient, le plus souvent, de vêtements semblables aux tuniques pour le haut du corps, et portaient le pagne, ou pantalon plus ou moins bouffant.

Les vêtements larges étaient privilégiés pour le climat tropical.
Vers le ve siècle, des commerçants arabo-berbères commencèrent à arriver en Afrique de l'Ouest. Ils amenèrent, avec eux, un vêtement plus proche du boubou actuel. C'est ainsi que démarra la fusion des styles africains et arabes, donnant naissance au boubou actuel.
En Afrique de l'Ouest et de l'Est, par le passé, seuls les peuples islamisés portaient le boubou, les autres ethnies ayant leurs propres vêtements traditionnels, dont les genres en étaient assez proches.
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Sur acoeuretacris.centerblog.net  
Avec le développement de la mode, l'apparition de la machine à coudre, la haute couture, de nombreux stylistes et couturiers africains se sont spécialisés dans le style boubou, et ont donné à ce vêtement une notoriété dans le monde entier. De nombreux styles de boubous sont également apparus.
En Afrique, plus particulièrement en Afrique de l'Ouest, les tissus utilisés pour la confection des boubous, les Bazin et Wax, etc., sont d'origine européenne, surtout néerlandaises et britanniques. Ils furent apportés en Afrique, durant la colonisation européenne, à partir du xixe siècle. À l'origine, le coton était utilisé pour fabriquer les tissus. Le Bogolan, un tissu traditionnel africain d'origine Mandingue ou bien Mandé, en est un parfait exemple.





Le pagne est une pièce de tissu ou de matière végétale tressée généralement rectangulaire, avec laquelle une personne couvre son corps des hanches jusqu'aux cuisses.

Il est généralement composé d'une seule pièce, ou d'une pièce et d'une ceinture. Il peut être simple, coloré, imprimé, brodé ou décoré de diverses manières. Certains pagnes pouvaient être en tissu plissé pour leur partie inférieure, ou accompagnés de bijoux ou pièces d'étoffe décoratives.
Selon les époques, les cultures et les âges de la vie, le pagne est mixte ou tantôt porté par les hommes, par les femmes, dehors, ou à l’intérieur. C'est l'un des vêtements de tissu les plus simples que l'homme ait créé et porté. Il est encore couramment utilisé, notamment dans les régions chaudes. Quelques créateurs de mode et artistes s'en inspirent.
On peut parler aussi du pagne long, du pagne court, du pagne mortuaire, du pagne blanc de la mariée, le tapa, le paréo et le périzonium. Voir sur wikipedia.

Fichier:Targui.jpgLe chèche est une sorte de foulard d'environ 4 à 8 mètres de long, porté notamment par les Touaregs, qui l'enroulent sur la tête et le visage, pour se protéger du soleil et de la nature désertique difficile.


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Le Dashiki (dachiqui) est un vêtement coloré traditionnel largement répandu en Afrique occidentale.



Le kanga est un vêtement africain proche du kitenge, porté par les femmes et parfois par les hommes dans les pays d'Afrique de l'Est.
Un kanga consiste en une pièce rectangulaire de coton, mesurant environ 1, 5 mètre de long et 1 mètre de large. Sa décoration, faite de motifs aux couleurs vives, distingue souvent une partie centrale (mji en swahili) et une bordure (pindo) courant le long des quatre côtés et présentant des motifs différents. Sur un kanga figure parfois une phrase (jina), inscrite sur l'un des longs bords de la partie centrale, et qui prend souvent la forme d'un proverbe.
Fichier:Kanga.png
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Un kitenge est un vêtement africain similaire au sarong asiatique. Les femmes le portent souvent autour de la taille ou de la poitrine, ou bien se le nouent sur la tête comme un bandana ou encore s'en servent comme écharpe porte-bébé. Comme le kanga, le kitenge est souvent confectionné dans des tissus aux couleurs vives, et la décoration inclut parfois une phrase écrite en lettres majuscules. Le kitenge est utilisé au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Soudan, en Namibie, en Zambie, au Malawi et dans d'autres pays encore.

En Inde:


Le dhotî parfois noté dhûtî et autrefois appelé parîdhâna — est un vêtement à l'usage des hommes, traditionnel au Bengale et dans la vallée du Gange et qui a été adopté dans une grande partie de l'Inde. Il consiste en une pièce rectangulaire de cotonnade fine d'environ 5 m sur 1,20 m. Généralement blanc ou couleur crème, il se noue autour de la taille, et l'un de ses pans, passant entre les jambes, est fixée dans la ceinture ainsi constituée, le drapé formant un pantalon léger et aéré, un vêtement idéal dans le climat chaud du sous-continent.
En Inde du Nord, il est porté avec un kurta, la combinaison étant connue alors comme un « dhotî-kurta ». Le dhotî est associé par beaucoup d'occidentaux à la personne du Mahatma Gandhi, qui, à partir d'un certain âge, a choisi d'abandonner les vêtements occidentaux, la marque du colonialisme, pour ce vêtement traditionnel de l'Inde.

Le Longhi est une version colorée et imprimée du Dhoti. C'est une étoffe de coton drapée autour de la taille. Il est originaire du Tamil Nadu, en Inde du sud. Le longhi est un tissu cousu.

Le lhenga, aussi lehengha ou ravika en télougou, est un vêtement porté par des femmes en certaines régions de l'Inde (Gujarat, Uttar Pradesh, Rajasthan, Kerala, Tamil Nadu, etc.).
Pendant les mariages dans certains états et communautés de l'Inde, le lehanga, précieusement brodé et composé d'une longue jupe, d'un corsage serré (choli) laissant le ventre nu et d'un long châle ou "dupatta" qui peut se mettre de différentes façons, est portée par la mariée.

Le sari est un vêtement traditionnel porté par des millions de femmes indiennes dont l'origine remonterait vers 100 av. J.-C.. C'est une des rares habitudes vestimentaires à avoir été conservée par le temps. Le sari est une large bande de tissu d'environ 1 m 20 de large sur 5 à 6 m de long. Sa technique de drapé varie selon les régions, les castes, les activités, les religions, etc.
Le sari se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu. Il est fait d'une pièce, et il n'est habituellement porté que par les femmes mariées car c'est l'un des 6 signes du mariage en Inde.


Le turban est un couvre-chef, d'origine asiatique, consistant d'une longue écharpe enroulée autour du sommet de la tête ou d'un chapeau. Le turban est de multiples formes, couleurs et tailles, la longueur de tissu excédant rarement cinq mètres.
Les Perses de l'antiquité portaient un chapeau conique parfois entouré de bandes de tissu, ce qui peut être considéré comme l'origine du turban moderne.
 Si la mort vient à les surprendre lorsqu'ils sont seuls, ce turban, qui doit faire 2 fois leur taille et être plus large que les épaules, permet à celui qui les trouve de les enterrer selon le rite de l'islam, dans un linceul à même la terre.
Le turban en Inde, était d'abord utilisé par les indiens du désert pour mesurer la profondeur des puits.
Au nord du Mali les tamashèqs ou berbères portent le turban pour se protéger contre le soleil et les tempêtes de sable rès fréquents dans la zone. Il une autre catégorie de turban nommée "ALSHO" que seuls les notables étaient habilités à le porter.


Le kurta est une tunique mixte plus ou moins longues arrivant au dessous des genoux. Elle est très brodés selon les occasions à laquelle elle est conçu.


Le Salwar kameez ou shalwar qameez - est une robe traditionnelle portée tant par des femmes que par des hommes en Asie du Sud et Centrale. Shalwar ou salwar est un le pantalon desserré (libre) sembalble au pijama. Les jambes sont larges en haut et étroites à la cheville. Le kameez est une longue chemise ou une tunique. Les coutures du côté gauche sont ouvert au-dessous de la taille, donnent au porteur la liberté de mouvement.




Le maquillage et les bijoux:




 En Chine:


Le Hanfu est le vêtement traditionnel porté par les Chinois Hans avant la dynastie Qing.Nommée aussi Cheongsam .Cependant, il ne faut pas confondre avec qipao, costume souvent considéré comme typiquement chinois, mais en réalité un costume des Mandchous modernisé par les Européens, à l’origine pour les prostituées de vieux ShangaiIl s'agit d'une cérémonie traditionnelle durant laquelle, les jeunes Han, généralement de 16 à 22 ans, passent de l’adolescence à l’adulte. Traditionnellement c’est après cette cérémonie qu’on les considère comme des vrais adultes avec des responsabilités familiales et sociales. Anciennement, tous les Hans adultes y participaient. Actuellement, très peu, on estime à moins de 1 sur 1000 le nombre de Han adultes ayant participé à cette cérémonie.) Plusieurs costumes nationaux de pays d'Asie de l'Est et d'Asie du Sud-Est se sont développés sur la base du hanfu : tels que le kimono japonais, hanbok coréen, l'áo tứ thân vietnamien.


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La qipao est une robe longue et ample, désignait le costume porté à l'origine exclusivement par les femmes mandchoues, de rigueur à la cour. Dans sa forme originelle il s’agissait d’un vêtement ne révélant rien des formes corporelles, convenant à toutes les silhouettes et tous les âges. C'est à Shanghai au début du XXe siècle qu'elle prit sa nouvelle forme près du corps. Se combinant facilement avec les manteaux, vestes et chandails de coupe occidentale, elle était en 1912 au début de la République de Chine le symbole de la Chinoise moderne.
Il s'agit d’une robe d’une seule pièce avec un col scindé (col Mao) qui descendait à l’origine jusqu'aux chevilles. Par la suite, les modèles de ville ont raccourci jusqu’en dessous du mollet. À partir de la fin du XXe siècle sont apparus dans les collections de prêt-à-porter pour les jeunes des modèles s'arrêtant au-dessus du genou. Les manches, longues au départ, ont très vite fait l’objet de diverses variations : courtes, absentes, ballon, etc. Le col, par contre, n’a pas changé. Les modèles les plus courants offrent une large fente aux niveau des cuisses, qui permet une plus grande liberté de mouvement, en dehors de son avantage esthétique. La robe est fermée en haut sur le devant, à l'aide de boutons chinois, et en général de nos jours par une fermeture à glissière sur le côté.
Symbole du capitalisme, la qipao a été interdite en Chine sous Mao Zedong, où les bleus de travail et les vestes molletonnées des classes paysannes et laborieuses étaient la tenue de rigueur. À Taïwan et Hong Kong, elle était devenue jusqu’à son retour récent dans les collections internationales l’apanage des femmes d’un certain âge ou des grandes occasions. Le matériau de choix pour une qipao est la soie, celle de Suzhou étant la plus réputée.

Autres:











Pivoine rose pastel

Soie chinois
L'art ancien du tissu s'appliquait principalement à la fabrication d'objets d'usage courant tels que les vêtements, les chaussures, les chapeaux, la literie, les sacs, et d'autres objets d'ornement tels que des fichus, des pendantifs d'éventail, des bourses et des mouchoirs, et aussi des jouets. Ces objets ornés, brodés de motifs devenaient plus beaux, plus solides et plus résistants. Ils avaient à la fois une valeur esthétique et une valeur d'usuelle.

Il existe trois styles dans l'art du tissu ancien : la broderie à points libres, la broderie au point de croix et la broderie avec pièces rapportées.

Au Japon:


Fichier:Kimono2.jpgLe kimono (en japonais de kiru et mono, littéralement « chose que l'on porte sur soi ») est le vêtement traditionnel japonais. Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon, le terme kimono désignait tous les types de vêtements ; de nos jours il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, de forme T, portée essentiellement pour les grandes occasions.
Le kimono descend du kosode, un vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement.

Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d'une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d'autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse . Il est tenu en place par une large ceinture nouée dans le dos, appelée obi.
Un kimono neuf est particulièrement onéreux, son prix pouvant s’élever à plusieurs milliers d'euros, et le porter est particulièrement compliqué.
Fichier:Kimono backshot by sth.jpgDe nos jours, le kimono est surtout connu par le biais du jour des vingt ans (seijin shiki, 成人式), où les jeunes Japonaises portent un furisode pour la photo traditionnelle. Parmi les plus chers, le furisode porté pour cette fête est souvent loué pour l'occasion. Un usage plus courant du kimono est réservé aux membres de la « très grande bourgeoisie », qui peuvent s'offrir les différents kimonos correspondant aux phases de la vie (jeunesse, âge mur, etc.) et parfois aux saisons. Cependant, ces dernières années ont vu naître un engouement pour les kimonos d'occasion ou sa version simplifiée le yukata.


Les hommes peuvent porter en plus du kimono un pantalon-jupe (hakama) et une veste (haori, happi) ou encore nommée "tanzen" pour l'hiver.
L'éventail peut être utilisé par les hommes comme par les femmes. Les femmes disposent d'accessoires supplémentaires comme les peignes et les épingles à cheveux dont les plus raffinés sont en laque, écaille ou ivoire.

Pour connaître votre taille pour revêtir un kimono c'est très simple. Il vous suffit d'additionner 20 cm à votre taille. La longueur du vêtement est ajustée en repliant l'excès de tissu au niveau de la taille (obashiori). Le kimono se porte avec des "tabi" et des "zôri". Les "tabis" sont des chaussettes dont le gros orteil est séparé. et Les "zôri" sont des sandales en bois.
 De nos jours il est possible de trouver des imitations de "zôri" en plastique. de Il est possible pour les hommes de chausser des "setta" (sandales en jonc avec une semelle de cuir.
Les Kimono sont des vêtements excessivement chers aussi qu'il est possible d'en louer pour les grandes occasions. Vêtir un kimono peut être compliqué, contrairement au Yukata, il est recommandé de se faire aider. Si personne autour de vous ne peut vous apporter l'aide nécessaire, vous pouvez au Japon demander aux barbiers et coiffeurs qui peuvent fournir ce type de service moyennant finance.
Il est entre autre aujourd'hui utilisé pour les cérémonies et autres événements importants de la vie, les couleurs et motifs variant suivant le sexe, les saisons et les circonstances. Il a cédé cependant sa place aux tenues occidentales (yôfuku) dans la vie quotidienne et au costume cravate de couleur sombre pour le "salaryman".

Le Keikogi est un mot japonais signifiant littéralement « vêtement d'entraînement » ; il est composé de keiko (la pratique, l'entraînement, l'action) et de gi (vêtement, tenue, ensemble de vêtements composant une tenue). On parle parfois de dogi, « vêtement de pratique de la voie » ; la veste est parfois désignée par le terme shitagi, littéralement « sous-vêtement », et qui était la veste portée sous l'armure par les samouraïs (en japonais moderne, le terme désigne les sous-vêtements féminins).
Il désigne la tenue utilisée pour l'entraînement aux budō (arts martiaux japonais), que l'on appelle aussi à tort kimono. En judo, on parle de judogi, au karaté on l'appelle karategi, et au taekwondo on le nomme dobok ou dans les arts martiaux vietnamiens vo phuc. Il est simplement appelé keikogi par les aïkidokas.


Le gakuran ou gakuseifuku ou tsume-eri, est l'uniforme traditionnel des collégiens et lycéens japonais. Il a été également porté en Corée du Sud et avant 1950 en Chine.

Le Sailor fuku est un terme japonais désignant l'uniforme de marin, parfois appelé « marinière », qui est l'un des uniformes , sans doute le plus emblématique, couramment porté par les collégiennes et lycéennes japonaises. Introduit en tant que tel par la Principale de l'Université Fukuoka Jo Gakuin, Académie pour femmes de Fukuoka), Elizabeth Lee, en 1921, il fut conçu sur le modèle de l'uniforme de l'époque de la Royal Navy, qu'elle porta elle-même lorsqu'elle fit ses études en Grande-Bretagne.

Tout comme l'uniforme masculin, le gakuran, le sailor fuku possède de nombreuses similarités avec de nombreux uniformes militaires de marins. Il est constitué d'une blouse possédant un col marin et une jupe plissée.
Un ruban est noué par une boucle sur la blouse, sur le devant. Le ruban peut se voir substitué par une cravate, une bola tie ou une rosette (un nœud). Les couleurs les plus fréquentes sont le bleu marine, le blanc, le gris et le noir.
Il présente des variations saisonnières estivales et hivernales avec des ajustements de la longueur des manches et du choix du tissu. Le changement entre l'uniforme d'hiver et celui d'été se fait à une date fixe, le koromogae.
Chaussures, chaussettes et accessoires font parfois partie de l'uniforme. Les chaussettes sont le plus souvent bleu marine ou blanches, tandis que les chaussures sont typiquement des mocassins (ou plus précisément des penny loafers, qui possèdent un talon plus large) noirs ou marrons.
Bien que ne faisant pas partie de l'uniforme officiel, les loose socks vont souvent de pair avec les sailor fuku.

Cet uniforme est parfois considéré comme un symbole de conformisme par certains jeunes, qui le modifient pour montrer leur individualisme. Parmi les modifications possibles, rallonger ou raccourcir la jupe (par exemple, en en repliant le haut plusieurs fois à l'intérieur), enrouler ses manches, retirer le ruban, cacher le badge sous son col... Au cours des dernières décennies, les bōsōzoku et yanki1 (délinquants adolescents des deux sexes)2 ont souvent adopté des uniformes et sailor fuku aux couleurs très voyantes.
De nos jours, on constate un remplacement progressif de cette tenue par des ensembles blazer et chemise à manches longues, ou pull à col en V et chemise à manches longues, toujours avec une jupe plissée.

Fichier:Sensei iaido-rework.jpgLe hakama est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ita). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama.
Certains prétendent qu'un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l'adversaire. Cette explication ne fait pas l'unanimité : en effet, les samouraïs portaient des jambières qui enserraient visibles. Par ailleurs, lorsqu'il n'était pas en armure mais se préparait à un combat, le samouraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu'il attachait les manches du kimono par une bande de tissus, le tasuki. C'était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie.
De nos jours, le très ample hakama est utilisé dans certains arts martiaux comme l'aïkido, le kendo,le iaido, le kenjutsu, l'aïkijutsu,l'aïkibudo, le jiu jitsu et le Nihon-Kempo.

Le hakama est également un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimonos, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures. Le hakama de cérémonie étant en soie, cela en fait un vêtement fragile, onéreux et d'un entretien difficile.
L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama. Ainsi, le hakama d'aïkido est toujours uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakama en coton. Dans d'autres disciplines, le port d'autres couleurs, en particulier le blanc est accepté (pour le iaido). La couleur grise est réservée au sensei. Dans le cadre des cérémonies shinto, le prêtre porte un hakama blanc, les assistants masculins des hakama verts clair, les assistantes féminines des hakama rouge-orangé (les habits traditionnels rouges sont symbole de virginité au Japon).

Les sept plis représentent les sept vertus que doit posséder le samouraï : jin (bienveillance, générosité), gi (honneur, justice), rei (courtoisie, étiquette), chi (sagesse, intelligence), shin (sincérité), chu (loyauté) et kō (piété).
Le rangement comme le pliage du hakama répond à tout un rituel et il peut varier selon les personnes et les écoles mais on retrouve en général l'ordre ci-après. (Voir sur fr.wikipedia.org)
Les lanières sont pliées en réalisant une tresse. Une fois le hakama plié, on déploie les lanières de chaque côté.

Fichier:Waraji on tatami.jpg
Les warajis sont des sandales japonaises faites de corde de paille de riz. Elles sont composées d'une semelle et de lanières de corde, les lanières servant au laçage qui se fait autour de la cheville.
Dans le Japon ancien, les waraji étaient les chaussures du peuple. Solidement arrimées au pied, séchant vite, elles permettaient de marcher dans les rizières. Du fait de leur faible coût et de leur solidité, elles étaient également appréciées par les moines bouddhistes ainsi que par les samouraïs qui avaient à parcourir de longues distances à pied. Il existait également des modèles destinés aux chevaux.
Aujourd'hui, elles ne sont plus guère portées que par les moines.


Les getas sont les chaussures traditionnelles du Japon. Bien que plus rares aujourd'hui, elles sont encore portées avec des vêtements comme les 'yukatas' ('kimono' léger d'été), mais aussi avec des vêtements occidentaux et surtout lors des festivals.

Fichier:Geta.JPG
Les Getas possèdent énormément de formes et donc d'appellations dérivées. Elles sont composées du corps ('dai'), d'une lanière ('hanao') et peuvent ou non avoir des dents ('ha') qui varient en nombre et en hauteur. Les plus connues sont celles en bois possédant 2 "ha". Leur bruit sur le sol est très caractéristique. Ces chaussures se portent pieds nus ou avec des 'tabi' (chaussette japonaise). Il faut également savoir que les getas sont très bonnes pour le dos et la posture et que la manière de les porter 'à la japonaise' demande que le talon dépasse légèrement.


Fichier:Geta2.JPGLe détail de la forme et de la matière des différents éléments peut varier considérablement. Ainsi, les 'geta' paysannes sont en bois brut de Paulownia ('kiri'), la lanière en chanvre, avec des 'ha' assez basses afin de ne pas risquer de s'enfoncer dans la boue des chemins. À l'opposé, les getas des 'geisha' sont en laque et en bois de saule avec une lanière en soie. La geta peut également posséder une semelle en matière plastique dans sa forme moderne et pratique dont la texture imite celle des sandales de paille de riz ('setta') ou le bois. Elles peuvent être agrémentées de laque, de motif, de jonc sur le dessus et même de clochettes ('suzu'). L'avant de la lanière qui dépasse sur le dessous de la geta est souvent caché par une fleur de métal clouée.

Au Viêt Nam:

L'áo dài est une robe traditionnelle vietnamienne.Dans le sud du Viêt Nam, on prononce ao yaï et dans le nord ao zaï; Cette robe est notamment l'uniforme des élèves et des étudiantes, des hôtesses de l'air, etc. Il est porté par la quasi-totalité des femmes lors des cérémonies officielles, des conférences ou encore des mariages.
L'áo dài est composé de deux pièces : une robe et un pantalon de soie blanc. La robe peut être unie et répondre à un certain code de couleur, pour les uniformes (blanche pour les étudiantes, bordeaux pour les hôtesses de la Vietnam Airlines, etc.), ou être multicolore et posséder de nombreux motifs, faites en différents tissus dans les autres cas.

Les éléments qui restent quasi-inamovibles et qui constituent la base du costume sont :
    * Le pantalon taille haute, ample, souvent blanc, maintenu par une ceinture élastique cousue dans le haut du pantalon ;
    * La tunique:
          o La partie supérieure, cousue au plus proche du corps est composée d'un col mao et de manches longues. La fermeture se fait, discrètement sur le côté, par de petits boutons-pression ;
          o La partie inférieure, fendue sur les côtés jusqu'au dessus du bassin, est faite de deux pans descendants jusqu'au dessus des chevilles.

L'áo dài couvre tout le corps à l'exception de la tête, des mains et des pieds. Cependant, la fente de la tunique remonte, en général, quelques 2 ou 3 centimètres plus haut que le pantalon, laissant ainsi un petit triangle découvert de chaque côté du bassin.

Aux Etats-Unis:

Fichier:Bola tie.jpgLe bolo est une sorte de cravate généralement associée avec l'habit traditionnel du cow-boy et consiste en une corde attachée par une barre ou une agrafe ornementale. Le bolo a été inventé par Vic Cedarstaff à Wickenburg en Arizona et reçu, par la suite, un brevet. Il est, depuis 1971, la cravate officielle de cet État.
Aux États-Unis, le bolo fut surtout populaire dans les années 1950. De nos jours, il y est surtout porté dans les États de l'Ouest du pays.

Au Mexique:

Le Sombrero, en France, désigne généralement un type de chapeau originaire du Mexique, ce qui n'est pas le cas dans les pays hispanophones.
Les sombreros sont généralement assez haut au niveau de la tête et possèdent un bord très large, permettant à ses utilisateurs de se protéger du soleil.
Le nom dérive de l'espagnol sombra qui signifie ombre ou obscurité.
Le mot sombrero utilisé en français est un emprunt lexical à l'espagnol, où le terme y est utilisé pour désigner tous les chapeaux avec un bord.
Au Mexique on doit préciser sombrero charro, puisque le mot sombrero est le terme générique pour dire chapeau, ou en Espagne par exemple sombrero cordobés, on fera de même dans d'autre pays hispanophones.
Sa forme spécialement grande s'explique par le climat du pays. Il est censé protéger des rayons du soleil, des branches, non seulement la tête mais aussi le cou, et les épaules, mais aussi de la pluie ou du froid.
Le concept de ce chapeau remonte à la plus haute antiquité, il était déjà connu des cavaliers mongoles.

Fichier:Harry S Truman sombrero.jpg


En Espagne:
L'habit des lumières est le costume traditionnels des toreros.
Fichier:Museo Taurino de Córdoba 02.jpgCette expression est la traduction littérale de l’espagnol « traje de luces ». Une traduction plus fine serait « habit de paillettes », car si « luz » signifie « lumière », « luces » qui est le pluriel de « luz » se traduit par « lumières » mais aussi par « paillettes ». Dans l’expression « traje de luces », le mot « luces » est en fait employé dans cette seconde acception.
L'habit du matador et des peones:
Fichier:Habit de lumières goyesque.jpgFichier:Antonio Barrera-edit.jpgIl est en soie, brodé et de couleur vive. Le traje de luces a trouvé sa forme définitive vers les années 1830, sur l'instigation de Francisco Montes « Paquiro » et n'a subi depuis que de faibles modifications. Il comprend :
une veste : la chaquetilla ;
un gilet : le chaleco ;
une culotte : la taleguilla, resserrée au-dessus du genoux à l’aide de cordons tressés, les machos, eux-mêmes agrémentés de glands, les caireles ;
une chemise blanche à jabot : la camisa ;
une cravate en soie de couleur vive : la pañoleta ;
une large ceinture : la faja, également en soie et en principe de la même couleur que la pañoleta ;
deux paires de bas superposées : les medias, la première en coton blanc, la seconde en soie de couleur rose.
Des chaussures légères, les zapatillas, complètent la tenue. Enfin, le matador se coiffe d'une toque en astrakan, la montera et fixe dans ses cheveux, épinglé au castañeta, un petit chignon postiche, la coleta.
Le costume pèse environ dix kilos ; il est tout, sauf fonctionnel.
Le temps du paseo, l’habit de lumières est complété par un capote d'apparat : le capote de paseo. Après le paseo, les toreros le posent (ou le font poser) sur le faîte du mur séparant la contrepiste du premier rang de gradins, où le mozo de espadas viendra le récupérer en fin de corrida.
Sur l'habit de lumières du matador, les broderies sont habituellement dorées, parfois noires ; sur celui des peones, elles sont argentées, noires ou blanches.
L’habit du picador:
Il se compose d'une chaquetilla similaire à celle du matador et comme elle, brodée d'or ou de noir (bien que, parfois, elle soit brodée d’argent ou de blanc), et d'une culotte de peau tannée de couleur jaune, s’arrêtant à mi-mollet.
La jambe droite, celle de la venue du taureau, est protégée par une sorte de « cuissarde » métallique articulée au niveau du genou, la mona ou gregoriana, dissimulée sous la culotte, des guêtres en cuir et des bottes « blindées ». Il porte un chapeau originairement en feutre de castor, d’où son nom : castoreño.

L’habit goyesque:
Fichier:Enrique ponce.jpgAu cours de certaines corridas dites « corridas goyesques », les toreros utilisent des costumes similaires à ceux en vigueur à l'époque de Goya : les paillettes sont quasiment absentes, les seules décorations étant des broderies ; la taleguilla est ample, et non moulante comme son homologue moderne ; au lieu d'une montera, le torero coiffe un bicorne ; les cheveux (longs) sont retenus par une résille ; le capote de paseo n'existe pas, les toreros défilant en portant le capote de brega sur l'épaule.
Le déroulement de la corrida goyesque est en tous points identique à celui de la « corrida normale ». L'une des corridas goyesques les plus courues est celle de Ronda à la fin du mois de septembre ; depuis quelques années, Arles organise également une goyesque lors de sa Feria du Riz.
L'origine du costume de flamenca se trouve dans la modeste "bata de faena" ou robe de travail que la paysanne andalouse porte.
Le tissu utilisé était la percale et se terminait avec un ou plusieurs volants au bas de la robe, la robe est coupée de telle manière à lui conférer de l'ampleur.
Les compléments les plus utilisés sont de modestes bijoux ou rudimentaires  boucles d'oreilles en bois, ainsi que des bracelets peints de couleurs vives.
La fleur dans les cheveux et la peineta sont indispensables.
Cette manière de s'habiller s'inspire des ornements féminins traditionnels de la femme sévillane durant le XVIème siècle. Uniquement plus tard (XVIIIème siècle) on incorpore des accessoires d'influence française (la mantille en dentelle, le peigne...).
(Source www.opusmang.com)
En Ecosse:

Fichier:Black watch kilt.JPGLe costume traditionnel écossais  est caractérisé par l'utilisation de motifs de tartan sous diverses formes. Il tient une place importante dans la culture de l'Écosse, qu'il symbolise largement à travers le monde, principalement par le biais du kilt.

Le tartan est une étoffe de laine à carreaux de couleurs, typique des peuples celtes. Il s'agit d'un motif de lignes horizontales et verticales entrecroisées, de multiples couleurs. Les tartans étaient à l'origine utilisés réservés aux tissus, mais sont maintenant utilisés sur de nombreux autres matériaux. Les kilts écossais sont ainsi quasiment toujours réalisés dans un tissu à motif de tartan.
Un tartan est constitué de bandes alternées de fils teints dans la masse, aussi bien pour la trame que pour la chaîne. La trame est tissée en sergé simple, la chaîne passant deux fils dessus et deux dessous, en progressant d'un fil à chaque passage. Ceci forme des hachures diagonales aux sites d'entrecroisement et crée de nouvelles couleurs à partir du mélange des deux teintes d'origine. Les schémas résultants se répètent horizontalement et verticalement en un motif original appelé set.
Le motif est constitué de bandes alternées de fils de laine colorés tissés à angle. Les blocs de couleur qui en résultent se répètent verticalement et horizontalement, formant un motif de carrés et de lignes distinctif, le sett. Les kilts sont presque toujours décorés de tartans

Fichier:Raeburn; Glengarry 1812.jpg
Le costume traditionnel masculin comprend un kilt (ou, s'il s'agit d'un pantalon en tartan, de trews). Le sporran, porté à la ceinture, est une sacoche de petite taille qui supplée à l'absence de poches dans le kilt. Les chaussures traditionnelles sont les ghillies, des chaussures de cuir souple et épais, lacées au-dessus de la cheville. Le sgian dubh est un petit poignard, à l'origine fabriqué à partir de la pointe d'une épée brisée, qui est porté dans la chaussette droite. Lors d'occasions formelles, une courte veste noire, sur le modèle du spencer, est portée, sur une chemise blanche et un gilet noir.

Traditionnellement, les femmes ne portent pas le kilt, mais de longues jupes de tartan s'arrêtant à la cheville. Dans le cas de port d'une robe, une écharpe de tartan, le sash, est portée sur l'épaule, fixée par une broche reprenant le symbole du clan, ou crest.
Les femmes portent parfois des variations du tartan de leur clan appelées Dress Tartan ; des fils blancs sont inclus dans la trame de manière à obtenir un fond clair.


Le « costume d'Aboyne » (Aboyne dress en anglais) est le nom donné au costume porté par les participantes aux concours de danse des jeux des Highlands, où il fut imposé par les juges dans les années 1950. Il tire son nom de la ville d'Aboyne.
Il existe deux types d'Aboyne dress. Le premier associe une jupe plissée en tartan (et non un kilt) avec un chemisier blanc surmonté d'un corselet de velours brodé et un plaid jeté sur l'épaule. Un tablier et un jupon sont parfois ajoutés. Le second consiste en une robe blanche portée sur un jupon, avec une ceinture de tissu en tartan.
Les ghillies ou soft shoes sont des chaussons utilisés en danse irlandaise et écossaise.
En Irlande, les ghillies ne sont portées que par les femmes, les hommes portant des chaussons proches des chaussons de jazz (reel shoes).
Les ghillies ressemblent un peu aux chaussons de danse classique. Elles sont en cuir très souple, noires. Le dessus est lacé des orteils à la cheville, laissant largement apparaître les chaussettes (ou les bas).

Fichier:Netsurf11 - Rodin.jpgFichier:Ghillie.JPG

En France:

Le béret (du gascon berret) est un couvre-chef, une coiffure souple en feutre (laine tricotée, puis feutrée), sans visière ni bord, circulaire et plate, garnie d'une couronne intérieure en cuir.

En Polynésie:

Fichier:Rimatara girl.jpgLe pareo est un vêtement fait d'un morceau de tissu coloré, qui trouve son origine en Polynésie. Il est utilisé par les hommes comme un pagne, enroulé et noué autour de la taille. Les femmes élaborent des nouages plus élaborés pour se couvrir le corps. C'est un vêtement léger et coloré, adapté aux températures tropicales. Il s'est répandu en Occident pour cette raison, devenant un vêtement de plage. C'est un emblème de la vahiné, la femme polynésienne, présent par exemple dans de nombreuses toiles de Paul Gauguin.
Il est peint à la main dans certains pays, comme en Polynésie française, et les motifs sont fleuris et de couleurs vives. Un paréo de Tahiti est généralement un tissu d'une pièce de deux mètres carrés. Il existe diverses méthodes de fabrication manuelles :
Diverses parties du tissu sont trempées dans des bains de teintures, pour créer des dégradés et des zones de couleurs différentes. Le pareo est ensuite étendu à plat au soleil. Des feuilles de fougères et des fleurs ou des modèles (patrons) sont déposés à sa surface, et modifient la couleur du tissu durant le séchage au soleil, imprégnant le pareo de motifs.
Une autre méthode consiste à étendre la pièce de tissu, puis de dessiner les contours du motif à l'aide d'une ligne de cire. Les différentes couleurs sont ensuite appliquées à l'aide d'une éponge imbibée de teintures. Il est mis à sécher au soleil, puis lavé plusieurs fois pour retirer la cire et fixer les couleurs.
Ils peuvent également être brodés.


Aux Antilles:


Le costume créole ,composé d'éléments venus d'Afrique, d'Europe et d'Asie, témoigne du métissage social, économique et culturel qui caractérisa la Guadeloupe du 17 siècle.

Le phénomène de métissage apparaît surtout à travers les robes. La robe appelée « chemise à 3 trous » fut imposée aux femmes esclaves par les épouses des colons blancs, avec le souci de cacher entièrement leur corps et masquer ainsi une sensualité quelque peu provocatrice.En effet, les esclaves arrivenr nus aux Antilles et sont ensuite habillés.

Pour les travaux des champs, ils portentsimplement un pagne ou une jupe.le Code noir indique les différents tissus que les femmes noiresn'ont pas le droit de porter( dentelles, soie...), il prescrit aux maîtres de donner deux tenues par an à chacun et autorise les esclaves à en confectionner eux-mêmes avec l'argent de la vente des produits de leurs jardins. L'autre robe dont étaient vêtues les esclaves noires était la « rob di chan'm ».Cette ample robe de coton, aux manches longues ,destinée à cacher complètement le corps, n'était rien d'autre que la copie de la robe de chambre de la maîtresse. les femmes créoles adaptent les tenues européennes aux colonies, elles abandonnent donc le corset. La "gaule" était une robe d'intérieur très simple à manches longues ou mi-longues, en coton ou à carreaux. Elle était portée par toutes les femmes, mulâtresses, femmes libres, seul le tissu différait selon le milieu social.
Les jeunes filles portaient une robe « ticollet », au col terminé par un plissé, jusqu'à ce qu'elles se marient.
Devenues femmes, elles adoptaient la « grand'robe », appelée en Guadeloupe « robe à corps ».Cette robe emblématique est encore portée de nos jours lors des cérémonies. Jusqu'au 19eme siècle, le vêtement de rigueur est l'ensemble jupe/chemise/casaquin et bamboche, taillés dans différents tissus :mouchoirs de cholet ou madras. En arrivant en Guadeloupe, les Indiennes abandonnent le port du jupon sous leur sari, tandis que les Créoles nouent leurs jupons à la manière indienne et adoptent le calendrage, une technique qui vise à rehausser l'éclat du madras en peignant des bandes jaunes dessus.

La coiffe a toujours été l‘accessoire indispensable du costume créole. Elle reflétait soit la situation sociale, soit les circonstances de la vie. La coiffe traditionnelle de madras est née d'une frustration.
En effet des lois interdisaient aux affranchies de porter des chapeaux, ceux- ci étant réservés aux femmes blanches. A une époque où se couvrir la tête était une marque de bienséance, les femmes créoles n'avaient pas le choix, elles devaient porter le foulard ce qu'elle ressentaient comme une humiliation. C'est ainsi qu'elles inventèrent la coiffe de madras qui allait devenir la coiffe
traditionnelle.
C'est un carré de tissu à carreaux, aux couleurs vives, drapé autour de la tête. Il faut différencier la "têt atachée" de la "tête serrée"( calendée ou casserole, ces dernières ne se défont pas, elles sont portées comme un chapeau. Autrefois la façon de nouer la « têt » en faisant apparaître différentes pointes ou noeuds était chargée de significations galantes. Ce langage de la coiffe a perduré jusqu'à nos jours , selon le nombre de pointes on sait si la femme qui la porte est mariée, célibataire , amoureuse, ou si elle veut être provocante.

Les bijoux créoles sont le complément indispensable du costume créole. Ils apparaissent dans la tenue antillaise dès le 17eme siècle et sont eux aussi le résultat d'un métissage. De l'Europe on a hérité de la tradition de graver le bijou et de le sertir de pierres précieuses. L'influence africaine se fait sentir dans la façon de travailler le métal et de d'exploiter les différentes teintes de l'or. La flore etla faune guadeloupéenne sont les principales sources d'inspiration des orfèvres. Les créoles, les fameuses anneaux d'oreilles sont le bijou créole par excellence, mais la « tête négresse », constituée d'un cercle d'or à l'intérieur duquel est montée en superposition une série de petites
fleurs, est également très caractéristique. Le costume créole est mis en valeur par les différents colliers : chaînes de forçat, faites de mailles ovales, creuses et emboîtées, grain d'or, colliers
choux...
Au 19eme siècle, le port des bijoux se codifie selon les circonstances et les personnes. Cerrains maîtres envoient leurs esclaves se former en France, ils deviennent ainsi maîtres-orfèvres et peuvent racheter leur liberté.